Analyse - Une politique d’asile placée sous le signe de la suspicion

 

 

 

De la grève de la faim de sans-papiers à Bruxelles aux terribles images d’Afghans tentant de fuir leur pays suite à l’arrivée au pouvoir des talibans, la question migratoire s’est invitée dans les conversations durant tout l’été. En marge de ces événements, les responsables de notre politique migratoire ont déclamé leur discours, comme le veut la formule devenue célèbre, « ferme mais humain ». Mais, dans les faits, surtout ferme. Une sévérité que l’on retrouve dans la procédure d’examen des demandes d’asile qui semble considérer les réfugié·e·s comme autant de fraudeuses et fraudeurs potentiels jusqu’à preuve du contraire. C’est ainsi qu’au fil du temps, cette procédure a multiplié les obstacles pour les candidat·e·s au séjour. Dans cette analyse, nous allons ainsi nous intéresser à la manière dont le récit, par les réfugié·e·s, de leur exil et de ses motifs est utilisé pour juger la validité de leur demande d’asile. Nous tenterons d’exposer que la trop grande importance qui lui est donnée dans l’obtention ou non d’un permis de séjour est non seulement une entorse au droit d’asile, mais aussi une souffrance supplémentaire et un instrument de déshumanisation pour les demandeuses et demandeurs d’asile. Nous conclurons en démontrant qu’il s’agit d’une voie sans issue et qu’un changement de modèle s’avère nécessaire.

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