Analyse - Protection des données personnelles, le mauvais exemple belge

 

 

 

L’envoi d’un mail, une commande sur Internet, une consultation des réseaux sociaux sont autant de gestes quotidiens qui nous semblent anodins. Nous sommes bien conscients qu’à chaque fois nous laissons derrière nous des données personnelles entre les mains d’entités privées et qu’on ne sait pas de quelle manière elles vont être utilisées. Mais, pensons- nous, c’est le prix à payer pour pouvoir bénéficier des nombreux avantages de ces technologies numériques dont on ne peut plus se passer. La logique est la même pour les données que nous livrons aux autorités publiques. Sans vraiment savoir ce qu’elles deviennent, nous constatons qu’elles nous rendent la vie plus facile en permettant la numérisation d’une série de formalités administratives. Via le traçage des contacts et la campagne de vaccination, ces données ont également permis l’organisation de la lutte contre la propagation du COVID-19. Mais cette longue bataille contre la pandémie a également fait émerger une série d’inquiétudes sur la manière dont nos données personnelles sont protégées et utilisées par les autorités publiques.
Des inquiétudes légitimes comme l’ont révélé une série d’articles publiés dans le quotidien « Le Soir » et l’hebdomadaire flamand « Knack ». Cette enquête journalistique a démontré que la gestion de nos données à caractère personnel par l’État était plus que problématique et ne répondait pas aux standards de ce qu’on est en droit d’attendre d’une démocratie. Le résumé de ces révélations nous aidera à comprendre pourquoi il ne s’agit pas d’un sujet qui ne concerne que les féru·e·s de nouvelles technologies, mais bien chaque citoyen·ne attaché·e au respect des libertés privées et publiques.

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