Analyse - Le harcèlement de rue, face visible d’un espace public sexiste

 

 

 

Depuis le début de cette année, l’équipe d’éducation permanente du Siréas a organisé plusieurs « marches exploratoires ». Des parcours durant lesquels les participant·e·s sont invité·e·s à visiter un quartier en se concentrant sur un thème particulier (mobilité, citoyenneté, développement durable, ...). En chemin, chacun·e partage, suivant son expérience personnelle du quartier visité, ses constats, ses impressions et ses idées d’amélioration. L’objectif est ensuite de développer des demandes à présenter aux autorités compétentes.
Cet outil de participation citoyenne, qui part de l’idée qu’un·e habitant·e est un·e « expert·e » de son lieu de vie, existe depuis les années ‘80. Ces marches ont été créées et développées par les associations travaillant au respect du droit des femmes et à l’émancipation de celles-ci. Elles ont permis de mettre en avant le caractère sexiste de l’aménagement des espaces publics. La face la plus visible de cette problématique est le harcèlement de rue que subissent les femmes1. Celui-ci est encore souvent banalisé, voire minimisé, ou instrumentalisé à des fins politiques en l’ethnicisant. Dans cette analyse, nous allons tenter de démontrer qu’il s’agit pourtant d’un réel problème systémique de discrimination portant atteinte aux droits fondamentaux d’une partie importante de la population.

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