Analyse - Quelle est la place de la désobéissance civile en démocratie ?

 

 

 

L’annonce du Delta, l’espace culturel provincial namurois, de la création dans leurs locaux d’une zone d’expression libre pour les associations proposant des animations en lien avec le thème de la désobéissance civile nous a poussé à nous intéresser à ce moyen particulier d’expression. Notamment parce qu’elle s’accompagne de questions sur la légitimité de son utilisation. Le dernier exemple fortement médiatisé date d’octobre 2019 lorsque la branche belge du mouvement Extinction Rebellion occupa la place Royale avant de se faire déloger de manière musclée par la police. Une action et une réaction des autorités qui donna lieu à de vifs débats durant quelques jours. Avec, en toile de fond, des questions déjà présentes lors d’actions de désobéissance historiquement célèbres comme celles menées au siècle dernier par Gandhi en Inde ou le mouvement des droits civiques aux États- Unis: quelle est la légitimité de la désobéissance civile dans un régime démocratique garantissant à la fois les libertés individuelles, l’existence de mécanismes de dialogues et la défense juridique de nos droits fondamentaux ? Dans ces conditions est-il acceptable de vouloir se soustraire à la loi ? Si les circonstances sanitaires, et les limites qu’elles ont posées à nos activités d’éducation permanente, n’ont pas permis à notre animatrice et à son groupe d’aller jusqu’au bout de ce travail de réflexion, nous avons tout de même pu en retirer quelques enseignements qui viendront éclairer cette analyse. Celle-ci va s’attacher à présenter les arguments des détracteurs et partisans de cette forme de protestation.

Lire l'analyse

Réagissez sur notre forum

Retour au sommaire des analyses