Analyse - Dix ans plus tard, quel bilan pour les « printemps arabes » ?

 

 

 

En 2011, les révolutions appelées « printemps arabes » se sont répandues comme une traînée de poudre à travers le Maghreb, le Proche et Moyen-Orient. Nous nous étions tellement habitués à l’autoritarisme, la corruption et la violence envers les opposants qui caractérisaient, à degrés divers, la plupart de ces États que la vitesse à laquelle le changement arrivait - quatre dictateurs forcés de partir en six mois - a soulevé un grand enthousiasme. Dix ans après, le tableau d’ensemble n’est plus aussi réjouissant. Aux manifestations de joie ont rapidement succédé les grincements de dents et les larmes provoqués par l’arrivée de nouveaux régimes autoritaires et l’éclatement de guerres destructrices. Les « printemps arabes » n’ont-ils été qu’un espoir vain, voire une illusion collective ? À l’exception de la Tunisie, qui dispose désormais d’une constitution démocratique, les autres pays ont- ils plus perdu que gagné dans ce processus ? Nous allons tenter de répondre à ces questions de manière nuancée en débutant par un tour d’horizon, pays par pays, des événements de 2011. Il nous permettra de dégager des éléments de réponse que nous tenterons d’approfondir ensuite.

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