Analyse - La face cachée des accords de réadmission

 

 

 

Accusée d’avoir aidé les garde-frontières grecs à refouler des migrants vers la Turquie, au mépris du droit international, l’agence européenne de surveillance des frontières Frontex symbolise plus que jamais la politique migratoire indigne de l’Union européenne. Au centre de celle-ci, on retrouve les « hotspots » et les accords de réadmission. Les premiers sont la face la plus visible de la gestion européenne des migrations: ils prennent la forme de « centres de tri » des migrants dans des zones frontalières de l’Union, ou à l’extérieur de celles-ci. En réalité, il s’agit de véritables camps où les candidats demandeurs d’asile sont parqués dans des conditions très difficiles. C’est toutefois aux seconds que nous allons nous intéresser parce qu’ils constituent l’outil principal de la politique d’externalisation des frontières. Celle-ci consiste à développer une coopération avec les pays de migration et de transit afin que ceux-ci limitent le plus possible les tentatives de départ et, dans le même temps, acceptent les retours, forcés ou volontaires, de leurs ressortissants expulsés. Voire qu’ils prennent en charge les ressortissants d’autres pays. Après avoir expliqué ce que sont vraiment ces accords, appelés « migration compact » dans le jargon européen, nous nous attarderons sur les différents aspects nous semblant problématiques.

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