Analyse - Les théories du complot, outils de division

 

 

 

Il y a quelques semaines, l’année 2021 n’avait même pas encore une semaine qu’elle nous fournissait déjà des images dont on se souviendra longtemps. Le 6 janvier, alors que les députés et sénateurs des États- Unis sont réunis au Capitole de Washington D.C. afin d’avaliser le vote des grands électeurs et confirmer la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles, des milliers de supporters de Donald Trump se massent devant le bâtiment. Une partie d’entre eux finit par rentrer à l’intérieur avec des intentions belliqueuses. Dans cette foule se trouvent beaucoup d’adeptes de QAnon, un mouvement issu d’une théorie du complot faisant de Donald Trump un héros combattant des forces obscures. D’autres slogans et symboles démontrent la présence de groupements qui, pour leur grande majorité, peuvent être rattachés à l’alt-right, l’extrême-droite américaine. Ils sont là parce qu’ils croient fermement, malgré l’absence de preuves, que les élections ont été truquées. Cet événement nous intéresse parce qu’il démontre comment les théories du complot peuvent être adoptées ou récupérées par des courants politiques extrémistes. Dans cette analyse, après avoir cerné ce que l’on nomme « théories du complot », nous tenterons de déterminer en quoi elles sont des outils idéaux pour les partis populistes et extrémistes.

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