Analyse - Révision de la dette des pays les plus pauvres : la COVID-19, une occasion manquée

 

 

 

Le chiffre donne le tournis : 2700 milliards de dollars. C’est la partie de la dette publique que doivent rembourser les pays du Sud en 2020 et 2021. La pandémie de COVID-19 a remis sur la table, le poids de la dette sur les finances des pays les plus pauvres. Quand pour certains pays africains, la part de budget destinée au remboursement des échéances atteint 40%, il est légitime de se demander comment ces États vont pouvoir procéder aux investissements nécessaires dans leur politique de santé et de protection sociale. Et aussi de quelles marges disposent-ils pour mettre au point des plans de redressement de leur économie ? L’année dernière, la question de la dette s’est donc invitée par deux fois à la table des puissances du G20. Les déclarations d’après-sommet laissaient croire que ces États avaient pris des mesures fortes et décisives. C’est pourtant la déception qui prédomine à la lecture des décisions actées. Nous verrons dans cette analyse pourquoi les mesures prises ne changent pas grand chose au problème de la dette et ne font que le reporter dans le temps. Nous analyserons ensuite les arguments qui plaident en faveur d’une annulation pure et simple des dettes insoutenables, particulièrement au regard de la pandémie, socialement destructrices et souvent illégitimes.

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