Analyse - Le respect des droits et libertés fondamentales face au désir de sécurité : l’exemple de la lutte contre le terrorisme en Belgique

 

 

 

Confinement, couvre-feu, limitations en tous genres : c’est peu dire que la crise sanitaire que nous vivons a profondément changé nos habitudes de vie en restreignant certaines de nos libertés. La plus grande partie des citoyens accepte ces restrictions parce qu’elles servent à sauver des vies. Et parce qu’elles ne devraient être que temporaires, le temps de mettre fin à la pandémie. Cette acceptation n’empêche pas, et heureusement, les débats sur la pertinence de ces mesures. Avec une interrogation en toile de fond : n’est-on pas en train de sacrifier durablement certaines de nos libertés et droits fondamentaux ? Ce débat n’est pas neuf. Il a même repris de la vigueur depuis un certain 11 septembre. Dans un premier temps, le choc et la peur provoqués par l’attentat contre les tours new-yorkaises a logiquement occulté toutes les considérations autres que purement répressives et sécuritaires. Toutefois, la question de la recherche de l’équilibre entre le désir de sécurité et le respect des droits et libertés fondamentales s’est posée au fur et à mesure que les États ont renforcé leur arsenal législatif et judiciaire contre le terrorisme. Ces réformes, et les discussions qui les accompagnent, ont été particulièrement marquées dans les pays victimes du terrorisme djihadiste, dont la Belgique. Dans cette analyse, nous revenons sur quelques changements d’importance dans notre législation et tentons de déterminer en quoi ils impactent nos libertés et changent le visage de nos démocraties.

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