Analyse - Régularisation des sans- papiers : quelles leçons peut-on tirer de la campagne de 2009 ?

 

 

 

Durant tout l’épisode de pandémie que nous venons de vivre, la thématique des sans-papiers, une partie de la population qui compte plusieurs dizaines de milliers de personnes, n’a été abordée, du moins publiquement, ni par le gouvernement en exercice et les partis qui le soutiennent de l’extérieur, ni par le Conseil national de sécurité (CNS) définissant les mesures à prendre pour combattre la diffusion de la maladie. S’ils ont apparemment été invisibles aux yeux des autorités, cela ne veut pas dire pour autant que les sans-papiers ont été silencieux. Comme dans d’autres pays européens, les différents groupements qui défendent leurs intérêts, et les associations et citoyens qui les soutiennent, ont demandé une nouvelle campagne de régularisation. Les arguments en faveur d’une telle opération ne manquent pas. Ils sont sanitaires, économiques ou simplement guidés par la dignité élémentaire qu’est en droit d’attendre toute personne vivant dans notre pays. Mais avant cela, il nous semble utile de revenir sur la précédente campagne de régularisation menée en 2009. Tant les modalités choisies par le pouvoir politique que leur application pratique sur le terrain sont porteuses de leçons. Pour éviter certains obstacles rencontrés à l’époque, mais aussi parce que les revendications actuelles d’une partie des sans- papiers proviennent également des frustrations nées de la manière dont cette régularisation avait été menée.

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