Analyse - Les effets néfastes de la politique migratoire européenne : le cas du Niger

 

 

 

Le 15 janvier 2019, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le Premier ministre italien, Giuseppe Conte, tenaient une conférence de presse conjointe à Niamey. À cette occasion, ils se sont félicités de la collaboration entre leurs deux pays dans la lutte contre l’immigration clandestine. Selon les chiffres communiqués ce jour-là, le flux de migrants passant par le Niger auraient diminué de 100.000 à 150.000 personnes par an en 2016 à maximum 10.000 migrants en 2018. Côté italien, cela s’est traduit par une réduction d’au moins 80% des débarquements clandestins sur les côtes. Les chiffres de l’Office international des migrations (OIM) sont beaucoup plus élevés mais affichent également une forte tendance à la baisse avec un flux divisé par cinq sur la même période. Quoiqu’il en soit, ces chiffres témoignent du statut du Niger, véritable carrefour des migrations au Sahel. Rien d’étonnant donc à ce qu’il fasse partie des pays prioritaires dans l’externalisation de la politique migratoire que l’Union européenne a mise au point.

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