Analyse - Les relations entre Serbie et Kosovo, un défi pour la politique extérieure de l’UE

 

 

 

Dix ans après son indépendance, la République du Kosovo n’est pas encore reconnue comme telle par l’ensemble de la communauté internationale. 45 États refusent cette reconnaissance contre 106 qui ont accepté l’indépendance de l’ancienne province autonome serbe. En raison du manque d’unanimité – Chypre, Espagne, Grèce, Roumanie et Slovaquie sont dans le camp du refus - l’Union européenne n’a jamais déclaré officiellement sa reconnaissance de la jeune République balkanique. Pourtant, elle a posé la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo comme condition à l’avancement du processus d’adhésion à l’U.E. des autorités de Belgrade.
Toutefois, entre les jeux politiques nationaux, les enjeux stratégiques internationaux, les susceptibilités à fleur de peau et les rivalités entre les différents nationalismes, cette normalisation est loin d’être acquise. La situation des minorités serbes au Nord du Kosovo et des minorités albanaises dans la vallée serbe de Preševo le prouve à suffisance et agit comme le révélateur de la politique extérieure européenne dans les Balkans.

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