Analyse - Burundi: l’enterrement des accords de paix d’Arusha

 

 

 

En avril 2015, la crise burundaise éclate lorsque le Président Pierre Nkurunziza annonce vouloir prolonger sa présidence en briguant un troisième mandat. Cette décision va non seulement à l’encontre de la constitution, mais elle porte également atteinte aux accords de paix signés à Arusha en 2000. Ces derniers avaient alors mis fin à une guerre civile, responsable de 300 000 morts. Touché par la corruption et la pauvreté, le Burundi s’enfonce aujourd’hui dans un climat de violences et de disettes. Selon les dernières estimations, plus de 400 000 personnes ont fui le pays. Cependant, ils sont appelés à rentrer par les autorités burundaises car selon celles-ci, « la crise dont on parle de manière régulière n’existe plus ». Sans une véritable actualisation des accords d’Arusha, la consolidation de la paix est compromise par un monopartisme meurtrier incarné par le président burundais. Cette situation suscite donc un grand nombre de questions. Comment la communauté internationale se positionne-t-elle et va-t-elle le faire pour remplir son rôle de garant de ses accords ? La crise burundaise est-elle due à un manque d’organes de contrôle post-conflit dans un système gouvernemental clientéliste et répressif ?

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