Analyse - La criminalisation des ONG en Méditerranée pour masquer le désastre humanitaire et moral

 

 

 

Depuis la fermeture de la route migratoire des Balkans et l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, les traversées de la Méditerranée à partir des côtes libyennes vers l’Italie ont repris de plus belle. Un itinéraire dangereux : on ne compte plus les migrants décédés en mer. Naturellement, les ONG humanitaires ont concentré leurs efforts sur cette partie de la mer Méditerranée pour tenter de sauver un maximum de personnes. Et, dans la plupart des cas, c’est en Italie que sont amenés les rescapés des nombreux naufrages. Pour que cela cesse, l’Union européenne et le gouvernement italien ont donc décidé d’empêcher les ONG d’intervenir en mer, ou du moins de fortement les contrôler, mais également de les discréditer en les accusant de créer un appel d’air vers l’Italie, voire de les criminaliser en les accusant d’être de mèche avec les réseaux de passeurs. Derrière ces manœuvres se cachent non seulement la volonté européenne d’externaliser sa politique d’asile, mais aussi le besoin de masquer la faillite de l’Union européenne dans ce dossier.

Lire l'analyse

Réagissez sur notre forum

Retour au sommaire des analyses