Analyse - Droit d'asile : l'Union européenne et l'exemple australien

 

 

 

Si durant de longs mois, l'attention médiatique et politique s'est concentrée sur les routes migratoires passant par la Turquie, la Grèce et les pays balkaniques, les mortelles traversées de la Méditerranée ont bel et bien continué. Depuis la fermeture des frontières balkaniques aux réfugiés et l'accord entre l'Union européenne et la Turquie, la mer est même redevenue la principale voie de passage pour les candidats à l'asile. Début du mois de février 2017, les dirigeants européens se sont d’ailleurs réunis pour décider de mesures à prendre pour endiguer ce flux de migrants. Pour cela, les Vingt-Huit veulent parfaire la formation et l'équipement des garde-côtes libyens appelés à mener des missions de sauvetage, mais surtout à ramener les candidats à l'asile sur les côtes libyennes où ils seront placés dans des camps de réfugiés. Rien de neuf sous le soleil méditerranéen, donc. Plutôt que de chercher à installer et sécuriser des routes migratoires, l'Union européenne continue sa politique d'externalisation qui consiste à reporter sur les territoires extra-européens la gestion du flux migratoire. Sans le dire, l'Union européenne se dirigerait-elle vers une politique d'asile semblable à l'Australie ?

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