Let's Art Iran

À l’occasion de la Journée internationale des migrants du 18 décembre, l’asbl Siréas, en collaboration avec Le Senghor, met le focus sur un pays, qu’il soit d’exil ou d’accueil. Pour sa 10ème édition, le festival Let’s Art fait halte en Iran, quarante ans après la révolution islamique qui a changé le visage de ce géant oriental.

 

Le vendredi 13/12 à 18h - vernissage de l'exposition «  Les visages de l'indépendance  » - Photos de Marie Tihon

 

L’Iran d’aujourd’hui est dans une situation paradoxale. D’un côté, le statut des femmes dans la République islamique d’Iran est strictement réglementé. Elles doivent sans cesse faire face à de nombreuses lois discriminatoires (mariage, divorce, garde des enfants, succession, etc.). Aux yeux de la législation, une femme vaut la moitié d’un homme. D’un autre côté, malgré le statut inférieur de la femme, le clivage entre traditionalistes et laïques, la répression de l’Etat, les Iraniennes sortent seules, fondent des associations, votent, conduisent, travaillent ou étudient. Elles investissent l’espace public. Elles s’engagent à travers l’art et la presse tout en inventant de nouvelles manières de contourner la répression. C’est ainsi que les Iraniennes forgent leur liberté individuelle. Munie de son appareil photo, Marie Tihon est partie à la rencontre de trois femmes de Téhéran. Mahsa, Zahra, et Gunay explorent de nouveaux espaces de liberté à travers leurs activités quotidiennes qui leur permettent de contester l’ordre moral imposé par le régime. Ces femmes ne représentent pas l’entièreté de la population féminine en Iran. Néanmoins, elles constituent une véritable source d’inspiration pour d’autres Iraniennes. Marie nous fait découvrir les réalités quotidiennes, à la fois complexes et fascinantes, de ces trois Iraniennes. Elle témoigne de cet univers féminin en pleine agitation. Elle s’intéresse à la manière dont ces « actrices du changement » contribuent à l’évolution de la société iranienne. 

Marie Tihon est une photojournaliste belge freelance basée à Istanbul, en Turquie, depuis 2016. Elle est représentée par l’Agence Hans Lucas. Au travers de ses reportages, Marie traite de luttes pour de meilleures conditions de vie, de migration, de résilience, des droits humains. Elle porte un regard particulier sur la vie quotidienne des femmes. Elle souhaite avant tout faire découvrir les différents univers des communautés dans lesquelles elle s’immisce, tout en mettant en lumière des acteurs du changement. Son travail a notamment été publié dans le Courrier International, Libération, Stern, Al Jazeera, Le Vif, La Croix,  Vice,  Ebdo, Femmes ici et ailleurs, Orient XXI, 24h01, Les Jours, 6 mois, et L’Orient-Le Jour. 

 

 

  

Le vendredi 13/12 à 19h30 - concert de Shadi Fathi et Bijan Chemirani.
P.A.F.: Entrée libre

 

Les cultures musicales prennent parfois un éclat inconnu loin de leur source nourricière. La rencontre à Marseille en 2016 entre Shadi Fathi et Bijan Chemirani relève de ce genre d’étincelle précieuse, d’une mise en dialogue fertile sur les cimes de la musique persane. Née à Téhéran, Shadi Fathi s’est formée auprès d’Ostad Dariush Talaï, grand maître de la musique savante persane, avant de s’imposer en soliste d’exception par sa virtuosité au setâr et au shourangiz, des instruments traditionnels à cordes. Bijan Chemirani est une référence du zarb, une percussion ancestrale iranienne, aux côtés de son père mais aussi au fil de multiples projets depuis la France.

 

 

Le samedi 14/12 à 14h - Visite guidée de l'exposition «  Les visages de l’indépendance  » avec Marie Tihon

 

Le samedi 14/12 à 15h - Ciné/débat « Born in Evin »
de Maryam Zaree – 2019, 95min, VO st EN, FR
P.A.F. : entrée libre

 

 «  Born in Evin  » suit la réalisatrice et actrice Maryam Zaree, dans sa quête pour découvrir les circonstances de sa naissance dans l’une des prisons malheureusement très connue en Iran, la prison d’Evin. Première projection en Belgique. La projection sera suivie d'une conférence-débat: « Les Iraniens en quête de libertés ». Cette question sera notamment abordée en compagnie de Chahla Chafiq, sociologue et auteur de plusieurs ouvrages ainsi que Majid Golpour, chercheur multidisciplinaire et analyste de l'actualité iranienne.

 

 

Le samedi 14/12 à 20h00 - Concert de Shanbehzadeh
P.A.F. : 10/11/12 €

 

Shanbehzadeh propose un aspect rare des fascinantes danses et musiques traditionnelles du Golfe persique et plus précisément de la province de Boushehr, région méconnue du Sud de l’Iran. Les principaux instruments joués, incluent le Neyanbânn (cornemuse iranienne), le Neydjofti (double flûte), le Dammâm (percussion à double face), le Zarbetempo (percussion), la flûte traditionnelle, les Senj (sorte de cymbale), et le Boogh (corne de chèvre)... 
Saeid Shanbehzadeh, défend avec passion et conviction une tradition quelque peu marginale dans l’Iran d’aujourd’hui. Il joue avec beaucoup de dextérité de la cornemuse, nommée jirba. Saied appartient à cette dernière génération de musiciens qui a bénéficié d’un héritage musical transmis in situ, mais qui, poussée par ce grand mouvement migratoire contemporain, est en même temps partie en quête d’autres expressions musicales à travers le monde.

 

 

Les entrées seront bientôt en vente sur le site du Senghor. Nous vous fournirons le lien dès qu'il sera actif.