Analyse - Les défis de l’internement en Belgique : la défense sociale face à ses paradoxes

 

 

 

À la croisée des chemins entre le milieu psychiatrique et le milieu carcéral existe en Belgique un dispositif portant le nom de « défense sociale ». Ce dernier a été échafaudé afin d’être entièrement dédié à un public particulier. Ces personnes, qui se retrouvent enfermées dans ces établissements parfois durant de nombreuses années, sont désignées sous le terme d’internés. En Belgique, être interné, c’est faire l’objet d’une décision judiciaire pour avoir commis un acte répréhensible par la loi ; un acte grave, délictueux ou criminel. Estimées irresponsables au moment des faits en raison de leur état mental, ces personnes vont devoir s’astreindre à suivre une trajectoire souvent longue, très longue. Censée être un lieu de passage consacré au soin, la défense sociale se transforme très souvent en un lieu de vie. Loin d’être une analyse exhaustive, cet article invite à se pencher sur le parcours complexe qu’est celui traversé par les personnes sous statut interné et également sur les chantiers actuels en cours - notamment avec l’arrivée d’une nouvelle loi le 1er octobre 2016 - et cela afin de porter un regard critique sur les enjeux présents liés à la défense sociale.

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