Analyse - L’État social actif et la lutte contre la pauvreté : l’exemple belge

 

 

 

Au début du mois d’octobre, il a beaucoup été question de la lutte contre la pauvreté en Belgique. Et les nouvelles n’étaient pas bonnes. Le gouvernement avait promis de relever les allocations sociales les plus basses afin d’atteindre le niveau du seuil de pauvreté, soit un revenu mensuel de 1.115 euros pour une personne seule. Il lui reste deux ans et demi pour y arriver, mais pour la secrétaire d’État en charge de la politique de lutte contre la pauvreté, Zuhal Demir (N-VA), ce ne sera pas possible « vu l’ampleur du trajet à effectuer » sur un période aussi courte. Quelques jours plus tard, l’Annuaire 2017 de la pauvreté enfonçait le clou en présentant des chiffres guère réjouissants et des perspectives sombres pour l’avenir. En réponse, Zuhal Demir a rappelé son credo en la matière : la création d’emplois, et l’activation des sans-emplois, sont de meilleurs outils que les allocations sociales pour combattre la pauvreté. Le gouvernement actuel se conforme ainsi aux préceptes de l’État social actif (ESA) qui a succédé à l’État-providence. Après avoir donné un petit aperçu de la pauvreté en Belgique, nous allons tenter de comprendre ce qu’est l’État social actif et de quelle manière il est appliqué dans notre pays.

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